Semaine 43 / Interpol

Publié le par Mademois'Hell

Artiste : Interpol

Album : Interpol

Date de parution : septembre 2010

Date de découverte : septembre 2010

Label : Universal

Note : 7/10

 

Cold, cold nights

Le groupe Interpol n'est plus à présenter. Leurs origines new-yorkaises, leur allure, leur bassiste aussi inquiétant que talentueux, tout le monde en parle. Il faut dire que les mecs ont déjà eu trois albums pour démontrer ce qu'ils savent faire. Et ce qu'ils savent faire s'incrit dans une veine rock teintée d'indus et de new wave, reprenant ce qui s'est fait de mieux dans les années 80 et le remettant au goût du jour, mais pas celui que nous vivons actuellement. Le prochain.

Après Antics et Turn On The Bright Lights, Interpol a livré en 2007 Our Love To Admire, un album moins sombre, moins torturé, beaucoup plus accessible, que les fans de la première heure ne se sont pas privé de décrier. Personnellement, ce n'est pas uniquement par esprit de contradiction, mais il s'agit de l'album que j'ai préféré... Peut-être justement parce qu'un peu plus lumineux. J'aimais, et j'aime toujours d'ailleurs, les petites perles qui se cachent derrière cette couverture un peu étrange - pas la meilleure pochette du monde, et de loin.

Je digresse, je digresse... Pour une fois que je passe, je suis prolifique ^^

Interpol a donc sorti un quatrième album il y a un petit mois. Album très attendu, et dont la couverture médiatique était assez impessionnante, en raison du départ du bassiste. Concrètement, ledit bassiste s'est barré après l'enregistrement du disque, donc il est encore présent ici...

Le premier morceau, Success, est dans la droite ligne de Our Love To Admire. Plutôt rapide, une mélodie entraînante... Efficace et presque simple.

Mais cela ne dure pas. Memory Serves et Summer Well plongent assez rapidement dans une atmosphère beaucoup plus lourde et sombre, froide, industrielle.

On remonte un peu plus tard avec Barricade, qui est moins glauque que la moyenne. Un petit regain d'énergie qui fait du bien dans une ambiance qui devient vite pesante.

Enfin ne rêvez pas, la dépression, c'est quelque chose de durable. Prenez un peu d'Always Malaise... Le genre de liqueur qui vous colle une méchante gueule de bois. Le genre de gueule de bois qu'on recherche inlassablement...vous voyez ?

Le disque se poursuit comme ça jusqu'à la fin, un genre de montagnes russes au milieu de hangars désaffectés en pleine nuit. Un album beaucoup plus sombre et moins accessible que le précédent, un peu plus proche de ce qui s'est fait avant. Une réussite, mais pas un chef-d'oeuvre.

 

Lumières noires : Success, Always Malaise (The Man I Am), Safe Without

Air froid : The Undoing

 

Avant-goût

 

 

 

Humeur du jour : vide

Chanson du moment : Yodelice - More Than Meets The Eye

Publicité

Publié dans Rock

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article