Semaine 18 - 1 / Option Paralysis
Artiste : The Dillinger Escape Plan
Titre : Option Paralysis
Date de sortie : mars 2010
Date de découverte : avril 2010
Label : Season of Mist
Note : 7.5 / 10
...sur l'échelle de Richter
Waw. C'est précisément ce que je me suis dit lorsque j'ai entendu pour la première fois un morceau de cet album. C'était il y a quelques semaines de cela, sur une grande radio anglaise, j'étais en voiture, j'écoutais d'une oreille plutôt distraite...jusqu'à ce qu'arrive ce Gold Teeth on a Bum (titre importable s'il en est), ses couplets super énervés et ses refrains lisses et accrocheurs. J'ai tout de suite aimé. Alors j'ai voulu écouter tout l'album, pour voir.
Et j'ai vu. Plus précisément, j'ai vu plein de choses me foncer dessus en ordre dispersé, et à toute vitesse. Pour sûr, on ne peut pas dire que The Dillinger Escape Plan s'embarrasse de diplomatie et autres pincettes. Dès le titre d'ouverture, Farewell, Mona Lisa, on s'en mange plein les esgourdes. Good Neighbour en remet une grosse couche, à coups de batterie démoniaque et de guitares dissonantes et saturées.
Au début de Gold Teeth, ça se calme à peine. Et c'est pas plus rassurant, d'ailleurs. Parce que ces gars-là font preuve d'une telle maîtrise, d'une telle technique, qu'on les sent capables d'à peu près tout. Surtout de vous convertir à leur secte de gratteux sataniques. Oh my, j'ai peur.
Et j'ai raison parce qu'après cette pause, on se reprend un bon coup de boutoir avec Crystal Morning et Endless Endings, deux morceaux totalement destructurés et bruts de décoffrage, peut-être difficiles à suivre pour les non-initiés.
On est donc d'autant plus surpris lorsqu'Endless Endings s'arrête brutalement pour laisser la place aux notes de piano et à la voix posée, presque jazzy qui ouvre Widower. Le morceau lui-même est un hymne rock soutenu par une grosse batterie et une guitare rythmique au cordeau, porté par un piano léger et une voix plutôt claire. Un morceau hallucinant de puissance et d'efficacité. C'est bon, c'est excellent, on ne veut pas que ça s'arrête.
Cela devient presque une habitude, les deux morceaux qui suivent sont plutôt lourds, pleins de ruptures, un peu comme si Meshuggah avait bouffé 31Knots au p'tit déj' (ou l'inverse, c'est comme vous voulez). Ensuite, mention spéciale à I wouldn't if you didn't, qui commence aussi bourrin et dont la seconde moitié est super mélodique et franchement prenante, avant de repartir comme en 40.
Enfin, le dernier morceau, le très chouette Parasitic Twins, commence comme une ballade malsaine et se finit de façon un peu plus épique, clôturant le disque sur des points de suspension à la fois engageants et un peu effrayants.
Moralité : pendant un peu plus de 40 minutes, les membres de The Dillinger Escape Plan nous montrent qu'ils sont absolument capables de tout, qu'ils savent tout faire et qu'ils ne reculent devant aucune distorsion musicale. Waw.
Il y a quelques années, je n'aurais pas du tout accroché à tout ça. Heureusement que depuis, j'ai rencontré des gens qui m'ont fait bouffer des groupes comme Meshuggah et The Mars Volta, histoire de me familiariser avec la déstructuration ^^
Epicentres : Widower, Gold Teeth on a Bum, Parasitic Twins, Farewell Mona Lisa
Secousses résiduelles : Good Neighbour
Allez, décollez-vous la pulpe.
Humeur du jour : Je suis le lapin blanc d'Alice au Pays des Merveilles
Chanson du moment : Garbage - Sex Is Not The Enemy